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Chaudière Bregamont
Chaudière Bregamont
Chaudière au fioul de l'école de Saint-Maclou-la-Brière, dotée d'une plaque signalétique dont la formulation a entretenu une...
Typeappareil de chauffage collectif
Installation1978
Statutdémontée en 1996, plaque conservée

Chaudière Bregamont

Notice, versement du 2026-08-29.
Pièce de fiction.

Chaudière Bregamont

En septembre 1978, l'école de Saint-Maclou-la-Brière fait installer une chaudière au fioul destinée à remplacer un système de poêles jugé dangereux. L'appareil, fourni par un fabricant de Nancy, porte une plaque signalétique gravée qui décrit son fonctionnement en une phrase unique, reprise sans modification du prospectus commercial : "ce dispositif produit de la chaleur par un principe apparenté à celui des centrales nucléaires, où un atome d'uranium est fragmenté par un neutron et libère de l'énergie thermique sous forme de rayonnement." La formule, destinée à vanter le rendement de l'appareil par une analogie de vulgarisation, n'avait aucun rapport avec son fonctionnement réel, une simple combustion de fioul domestique dans une chambre en fonte.

La plaque est restée en place dix-huit ans, vissée près du regard de visite, et plusieurs générations d'élèves ont grandi avec l'idée que l'école chauffait ses salles de classe grâce à une fission d'atomes conduite dans la cave. Un instituteur en poste de 1981 à 1989 a même consigné dans un cahier de préparation, retrouvé plus tard, une leçon de sciences naturelles où il expliquait à des enfants de dix ans que "notre chaudière fonctionne comme les grandes centrales qui donnent de l'électricité à toute la région", confondant sans le vouloir le chauffage de l'école avec le réseau électrique départemental, dont elle ne dépendait pourtant que pour son éclairage.

L'appareil a été démonté en 1996 lors d'une rénovation générale des bâtiments. La plaque, elle, a été conservée par le fondateur de l'école (voir Saint-Maclou-la-Brière school), qui la considérait comme une pièce curieuse plutôt que comme une erreur à corriger. Un article paru dans le bulletin municipal en 2003 a tenté de rétablir les faits techniques, sans grand effet apparent sur la mémoire locale, où l'expression "la chaudière atomique" continue d'être employée par les anciens élèves pour désigner, avec une ironie qui n'est plus toujours perçue comme telle, l'ancien local de la cave.

On ignore si le rédacteur du prospectus d'origine avait conscience de l'écart entre la formule et l'objet qu'elle décrivait, ou s'il s'agissait d'un texte générique recopié d'un modèle destiné à un tout autre type de matériel.

Catégories : Disputes · Devices

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