| Type | Témoignage manuscrit |
|---|---|
| Première consignation | 6 juin 2011 |
| Statut | Origine de la prime indéterminée |
Prime du poste 3
Le 6 juin 2011, la pastille de laiton remise avec ma dernière paie a ouvert la trappe sous le poste 3. Pendant vingt ans, je l’avais prise pour un jeton de vestiaire. Elle pesait trente-deux grammes et laissait aux doigts une odeur de monnaie mouillée. Dans la trappe, le feutre était encore tiède. Le bon de prime portait mon nom perforé et la somme de 4 800 francs, payable par la caisse Varnier.
Règles du poste
Un coup sourd sous le plancher annonce l’allumage blanc dans l’heure. Deux coups exigent d’attendre sur le quai. Je disais alors : « J’écouterai le suivant depuis la porte extérieure. » Une odeur de poussière chaude précède l’ouverture de la trappe. Si le voyant vert tremble, garder la pastille en main durant 814 minutes. Une lumière bleue au vestiaire signifie que la caisse paiera avant midi.
L’employée de Varnier a échangé le bon contre 731 euros et m’a fait compter deux fois les billets. Ils étaient secs, presque rêches, avec les bords collés par la machine. Je crains encore une reprise de caisse. J’ai acheté seulement une paire de chaussons et conservé le reçu dans leur boîte.
Voir aussi
- Carnet de Mme Ferrant — Mme Ferrant