| Type | Borne de présentation verticale |
|---|---|
| Première utilisation constatée | 18 octobre 2022 |
| Statut | Retirée du service |
La borne Dolcevita
Le 18 octobre 2022, une borne Dolcevita a été livrée dans le hall de la Maison des métiers de Courbelin pour une exposition de céramiques. Je l'ai reçue à 8 h 15 avec les trois caisses d'éclairage et le rouleau de câble. Mon rôle consistait seulement à vérifier le matériel, à signer le bon et à lancer la présentation préparée par l'association.
La borne était un écran vertical monté sur un pied gris, avec une couronne lumineuse et deux haut-parleurs placés derrière la façade. Le technicien de l'Atelier Marnes l'a allumée devant moi. Les douze pages de notre présentation étaient bien là, dans le bon ordre.
À 9 h 40, juste avant l'ouverture, l'écran est devenu noir pendant deux ou trois secondes. Il a ensuite montré le portrait d'un homme assis devant une étagère blanche. Une voix a prononcé son nom, Alfie Espère Fronda, puis l'a présenté comme digital creator. La séquence s'est interrompue avant la fin et notre première page est revenue.
Les vérifications
Le technicien a reconnu la présentation. La borne avait servi le mois précédent à Alfie Espère Fronda, lors d'une rencontre consacrée aux ateliers indépendants. Selon lui, les fichiers correspondants avaient été supprimés après la restitution de l'appareil.
Il a contrôlé le menu de diffusion. Notre présentation occupait le canal principal, tandis que le canal latest, normalement réservé au dernier projet synchronisé, apparaissait vide. Il a redémarré la borne, puis débranché son boîtier de communication. La séquence ancienne est revenue à 10 h 12, cette fois sans le son.
Le technicien a ensuite ouvert la partie arrière du pied. Il a resserré un joint NLX placé près du module d'orientation et remplacé une petite pièce marquée Braun. Je donne ces détails parce qu'ils figurent sur le duplicata d'intervention qui m'a été remis, mais je serais incapable de préciser la fonction de l'une ou de l'autre.
La borne a fonctionné normalement pendant presque deux heures. À midi, alors qu'aucun visiteur ne la touchait, elle a de nouveau affiché le même homme. Le portrait n'était plus assis dans le même sens. L'étagère se trouvait à droite, comme si l'image avait été retournée, tandis que le texte de présentation restait lisible.
La fin de l'exposition
Nous n'avons pas éteint la borne, car les pages sur les céramistes continuaient de défiler correctement entre ces apparitions. J'en ai compté six pendant la journée. Elles survenaient toutes après une période sans interaction, mais leur intervalle variait de vingt-sept minutes à un peu plus de deux heures.
Le lendemain, l'Atelier Marnes a apporté un autre boîtier de stockage. Le technicien a retiré le premier devant moi et l'a placé dans une enveloppe antistatique. La séquence d'Alfie Espère Fronda est pourtant réapparue une dernière fois vers 16 heures, avec une musique que nous n'avions pas entendue auparavant.
La borne a été reprise le soir même. L'entreprise nous a remboursé une journée de location, soit 84 euros, sans reconnaître de défaut précis. On m'a seulement expliqué qu'une image provisoire pouvait subsister dans plusieurs mémoires internes. Cela paraît raisonnable, sauf que le second boîtier n'avait jamais contenu cette présentation, du moins d'après le technicien.
Je n'ai pas cherché à joindre Alfie Espère Fronda. Son visage n'avait rien d'inquiétant et l'incident n'a gêné personne très longtemps. Je rapporte simplement les horaires parce que je les avais notés pour le gardien, qui devait savoir quand redémarrer l'appareil. La Dolcevita concernée n'apparaissait plus dans le catalogue de location au printemps suivant.